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Un nouveau métier...
« Je m’appelle Nathalie et suis l’assistante de communication de Stéphane Irigoyen depuis le mois de septembre 2009. Cette fonction, bien que non reconnue actuellement, m’apporte beaucoup car avec Stéphane je rencontre énormément de personnes différentes et intéressantes.
Ce travail exige de la concentration et une bonne relation avec la personne que l’on assiste. En effet il faut toujours autant que possible pouvoir comprendre la personne du premier coup pour pouvoir répéter exactement ce qu’elle dit et non essayer de reformuler avec nos propres mots ce qui pourrait être tentant, chose qui m’est déjà arrivée mais ce que Stéphane a recadré gentiment.
Il m’arrive de ne pas le comprendre du premier coup, dans ce cas je n’hésite pas à lui faire répéter pour être certaine de ma compréhension. Je précise souvent à des interlocuteurs qui s’adressent à moi que je ne suis pas au courant de ce que veut dire Stéphane et que je suis uniquement là pour l’aider à s’exprimer surtout qu’en général il ne me prévient pas de ce qu’il veut dire.
Quelle surprise de me retrouver derrière un micro et devant une assemblée assez nombreuse, moi qui ai horreur de parler en public... mais cela m’a été bénéfique car désormais cela m’effraie de moins en moins. Excellente thérapie !!! »
Nathalie Gayez, assistante de communication.
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Le fait d’être assisté pour ma communication dans toutes mes actions de conseiller départemental, de manière systématique a changé presque tout dans mon militantisme.
Tout d’abord et surement ce Ă  quoi je pensais le moins cette aide m’apporte la constance dans mes prises de parole. Au problème d’élocution s’ajoute les consĂ©quences de l’instabilitĂ©, pas toujours perçue, y compris par moi-mĂŞme, de mon InfirmitĂ© Motrice CĂ©rĂ©brale (contractions, facilitĂ© pour parler, pour se dĂ©placer…). Comme tout le monde, des jours ça va et d’autres non, sauf que pour moi, quelquefois ce que j’avais Ă  faire, certains jours je pouvais rester sans dire un mot : trop d’efforts.
Avec Nathalie qui m’assiste, lorsque ces jours arrivent, j’arrive à surmonter cette léthargie car j’ai beaucoup moins d’efforts à faire pour être compris. Je lui parle à voix basse et elle répète à voix haute.
Au tout dĂ©but, lorsque Jean-Paul nĂ´tre directeur m’a proposĂ© de faire appel systĂ©matiquement Ă  Nathalie (au mĂŞme titre que chaque dĂ©lĂ©gation doit prendre en charge les frais liĂ©s au handicap des Ă©lus dĂ©partementaux), je considĂ©rais que cette assistance pourrait ĂŞtre un recul par rapport au travail que j’effectue avec mon orthophoniste ; pour justement m’exprimer oralement au plus de monde.
Mais au bout de quelques semaines j’ai vite compris la différence que cette aide m’apportait dans mes relations aux autres.
D’abord avec les adhérents qui se sentent beaucoup plus à l’aise.
Au sein des réunions du conseil départemental (et d’autres réunions), je ne suis plus obligé de dire uniquement l’essentiel, je peux développer mes idées, raconter une anecdote, faire des apartés, bref être comme la plupart des gens qui parle sans entraves.
A l’extĂ©rieur cette aide est encore plus flagrante. Avant  d’une part j’avais peu l’occasion de reprĂ©senter l’APF : on ne me le proposait pas et j’en prenais rarement l’initiative. Lorsque cela arrivait je me sentais obligĂ©  de prĂ©parer l’intervention et une prĂ©sentation par Ă©crit. Il fallait donc que je trouve quelqu’un pour m’aider Ă  Ă©crire et que j’arrive Ă  anticiper mon intervention, qui tombait Ă  cĂ´tĂ© la plupart du temps. Je suis intuitif mais pas prĂ©voyant.
Maintenant je peux arriver Ă  un rendez-vous « les mains dans les poches Â» ce qui me rend beaucoup plus disponible et spontanĂ© ce qui s’avère plus efficace. Quelque soit l’interlocuteur je lui parle spontanĂ©ment et Nathalie rĂ©pète fidèlement ce qu’elle comprend, je peux lui dire quand ça ne va pas ou je peux la prĂ©parer Ă  tel ou tel sujet puisque c’est vraiment son rĂ´le : m’assister dans la communication. Plus que des recadrages, ce sont des aptitudes qui s’acquièrent ainsi dans le but de crĂ©er un mĂ©tier Ă  part entière. Il existe dĂ©jĂ  au Canada et va faire partie des revendications APF qui devraient ĂŞtre validĂ©es Ă  l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale de juin Ă  Annecy.
revendication de l'A.P.F. ici

Stéphane Irigoyen, Conseiller départemental
Référent du GIN DEC

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