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UN ANGLOY CONVIE AU PALAIS DE L’ELYSEE

Le 14 juillet 2004 vécu par Stéphane IRIGOYEN.

Debout 6h30 au 7ème étage du siège de l’APF. Invité par Monsieur et Madame CHIRAC, au défilé de la fête nationale, où pour la première fois les anglais participaient, j’ai eu l’honneur en tant que représentant de la commission nationale des jeunes, d’assister à ce grand évènement.

Pour une fois nous avions pris un taxi compréhensif qui nous a permis de passer plusieurs barrages de police afin de nous laisser au plus près de la tribune présidentielle dans laquelle nos places étaient réservées. J’étais accompagné pour cet événement par ma mère. Je ne sais pas pourquoi cette tribune présidentielle est appelée ainsi car elle était identique aux autres si ce n’est son emplacement au milieu des Champs Elysée.

Etant partis plus tôt nous en profitons pour nous balader un peu dans ce lieu pour une fois interdit à la circulation et ressentons ce calme prometteur d’un grand événement.
A 10h00 tout commence : le spectacle s’ouvre, l’aviation nationale passant juste au-dessus de nous laissant traîner des fumées bleues, blanches, rouges. Puis tout le monde se lève pour écouter la marseillaise. Dans cette foule une émotion immense envahie tout le monde et c’est larme à l’œil que nous suivons tout le défilé.

A midi nous sommes attendus au Palais de l’Elysée, l’émotion continue. Comme je suis en fauteuil nous passons en priorité. Ainsi nous pénétrons dans ce jardin magnifique presque vide. C’est un grand moment d’émotions. Plusieurs chapiteaux représentants toutes les régions de France sont répartis autour de l’immense jardin. Profitant du calme nous nous dirigeâmes par l’allée centrale. Là nous rencontrons Monsieur Nicolas SARKOZY, nous parlons un peu et je suis très heureux. Cette image est passée à la télévision mais à l’heure où j’écris je ne l’ai pas encore vue. Nous avons bavardé un peu et il prend le temps de lire mon papier de présentation. Quelques instants plus tard c’est Monsieur Jack LANG que nous rencontrons, encore une grande émotion. Au fur et à mesure de notre balade des serveurs ne cessent de nous proposer champagnes et canapés fort excellents.

L’intervention du Président à la télévision est retransmise à plusieurs endroits du parc et des salles ouvertes au public (dont la magnifique salle des fêtes).

Vers 15h00 la foule se rassemble autour de la porte principale. Sans trop comprendre nous nous dirigeons aussi et comme je suis en fauteuil nous nous débrouillons pour être devant juste, à côté des gardes, forts sympathiques, qui maintenaient la foule. Une demie-heure passe et quelques ministres sortent sur le parvis. Quelques instants plus tard Madame ALLIOT-MARIE sort pour aller voir quelqu’un derrière moi, puis, voyant mon béret, un petit échange se crée et nous lui disons que nous venons d’Anglet.

Vers 15h30 enfin le Président sort. A notre grande surprise il demande de laisser passer les personnes en fauteuil avec leurs accompagnants derrière les gardes ainsi nous sommes six ou sept à l’endroit où les trois mille invités voulaient être.

Un à un, le Président accompagné de son épouse, vient nous serrer la main, nous dire quelques mots et prendre une photo avec nous. Je peux alors lui remettre les lettres que j’avais écrites pour M. et Mme CHIRAC et dire au Président que je l’avais déjà vu l’année dernière au Congrès National de l’APF. Ensuite c’est M. et Mme RAFFARIN qui passent devant moi et je suis content de pouvoir dire au premier ministre que c’est moi qui lui avait écrit il y a un mois au sujet d’un problème que j’avais eu dans un bus pour aller à Roissy et qu’une enquête avait été ouverte à sa demande. Il me dit qu’il s’en rappelle.
Puis, Mme MONTCHAMP, secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, à qui, aidé de ma mère, je peux aussi parler de cette affaire. Elle me dit qu’elle n’a pas reçu de courrier mais qu’elle recherchera avec mon nom car elle a gardé mon papier de présentation. Je peux aussi lui annoncer qu’une déclaration « des personnes ayant des problèmes d’élocution » a été faite par l’APF et qu’elle la recevrait très vite. Je pense très fort au groupe national avec qui j’ai beaucoup travaillé pour faire cette déclaration.

Ensuite le Président sort du cercle formé par les gardes et nous attendons un peu sans trop savoir pourquoi. Heureusement puisque quelques instants plus tard une bousculade se produit. Les gardes ont du mal à contenir la foule. Le Président ressort avec difficulté et il nous dit en souriant : « C’était sportif ! ». Puis il rentre.

Le calme revient, quelques personnalités qui étaient restées sur le parvis descendent et nous pouvons avoir un instant avec M. BORLOO hélas trop bref.

Nous continuons notre balade dans le parc et les salles ouvertes au public. Alors nous allons de surprises en surprises en mangeant et buvant toutes les spécialités de nos riches régions. Ainsi nous apercevons M. EMMANUELI ; je l’ai regardé un instant sans arriver à trouver son nom et il est venu me voir pour me serrer la main en disant : « Xavier EMMANUELI » puis nous pouvons parler un peu. Autre grande surprise, j’ai vu M. et Mme ROCARD qui ont aussi été très abordables et m’ont fait l’honneur d’être pris en photo avec moi.

A un moment quelqu’un s’approche de moi pour savoir qui j’étais ; je me présente toujours avec mon papier. Il s’agissait de M. GOHET, délégué interministériel aux personnes handicapées. Il m’a dit qu’il était intéressé pour avoir des témoignages concrets sur les personnes en situation d’handicap. Il se trouve que j’en ai fait quelques uns alors je lui dit qu’il est bien tombé et que j’allais lui envoyer plusieurs textes, particulièrement celui sur mon problème du bus qui me préoccupe en ce moment. Quelques instants plus tard l’ambassadeur de la Martinique vient me parler et je lui dit qu’il m’arrivait parfois de discuter par Internet avec des gens de là-bas.

Soudain une journaliste d’une radio dont je ne me rappelle plus le nom m’a interviewé pour savoir pourquoi j’étais là, qu’est-ce cela représentait pour moi, etc. Je répondais naturellement et soit ma mère soit cette journaliste traduisait mes propos. Tout ça s’est passé très simplement et prouve qu’on peut donner des interviews avec un problème d’élocution et dans la foule. Pour nous remercier elle nous a pris en photo ma mère et moi dans la grande salle de réception.

Avant de partir nous faisons un dernier tour des salons ouverts et nous allons dans l’entrée de l’Elysée, celle qu’on voit toujours à la télévision. C’est assez impressionnant. Nous sommes rentrés vers six heures fatigués mais très contents et encore avec de l’appétit pour manger le soir au restaurant « Le Levant », à la place d’Italie, où je mange pratiquement toujours lorsque j’ai des réunions. Enfin de retour au septième étage de l’APF nous voyons le grand feu d’artifice derrière la Tour Eiffel, ce qui est assez original.

Je remercie encore l’APF et la Commission Nationale des Jeunes qui nous ont permis à ma mère et à moi de passer cette journée exceptionnelle un peu hors du temps.

 

bdp