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Chers amis, encore un petit témoignage. Il s'agit du 10 ème anniversaire du « PELE-POLIO » du 11 au 16 juillet 2007 à Lourdes . Pour le faire je réponds au questionnaire qualité qui a été remis à chaque pèlerin. Aussi je m'excuse auprès de mes lecteurs pour ce format, un peu long pour des réponses à des questions et trop formater pour un récit, que je fais parfois, pour faire partager à mes proches les événements, tristes ou joyeux, que je peux vivre.

 

Qu'est-ce qui vous a le plus plu ?

 

- Le fait que mon tandem et les responsables de mon secteur m'ont donné une liberté et une confiance totale.

 

- La représentation autour du thème Chemin de vie

La conférence sur l'eau était aussi très intéressante.

La messe internationale est toujours un temps fort mais cette fois j'ai été impressionné par le monde ça fait très plaisir car on sent bien qu'on est dans le peuple de Dieu avec sa diversité et sa multitude.

 

Pourquoi ?

 

- Dans la plupart des pèlerinages organisés pour les personnes handicapées j'ai été obligé de mettre mon autonomie (durement acquise) de côté à cause d'une responsabilité que l'on ne m'a jamais expliqué. J'ai une vie à peu près normale, je veux aller à Lourdes pour des raisons très lourdes à porter et lorsque je suis obligé d'avoir quelqu'un derrière moi je ne parviens pas à me recueillir. Pour la première fois depuis très longtemps, lors de la procession au flambeau j'ai ressenti quelque chose de très très fort, un moment de paix inoubliable. Ca ne serait pas arrivé si j'avais été contraint soit par l'obligation d'avoir quelqu'un derrière moi soit d'être obligé de rentrer à telle heure etc…

Cette liberté m'a aussi permis de découvrir qu'il y avait tous les soirs à 23 heures une messe à la grotte. J'y suis allé plusieurs fois. Outre l'aspect spirituel de ce lieu où la Vierge est apparue, ce qui est très fort dans ces messes c'est qu'il fait noir et qu'une personne en fauteuil : on ne la voit pas. Et ça c'est très agréable car on est enfin au milieu de tout le monde, permis des pèlerins venant d'on ne sait où ? Ces messes ne sont pas toujours en français et même dites en français elles font ressentir l'universalité de l'Eglise. Un soir le célébrant était africain, les mots employé dans cette liturgie mon perturbés, c'était à priori très loin de ce qu'on entend « d'habitude », pourtant c'était exactement la même liturgie !!! un mystère joyeux de plus ?

 

- Sur « Le Chemin de Vie » : J'étais pourtant très pessimiste au début car je pensais assister à une de ces animations proposées aux personnes handicapées qui n'apportent pas grand-chose. J'ai donc été agréablement surpris par la richesse et la profondeur du message qui était transmis, l'intelligence d'un texte captivant qui fit passé nos cÅ“urs par légèrement, la tristesse et l'espérance immense, narrant la vie de 3 personnages.

C'est la première fois dans un pèlerinage où je ne m'ennuie pas tout en ayant du temps pour réfléchir et me ressourcer.

 

Qu'est ce qui vous a le moins plus ?

 

- La soirée gospel : mais bon chacun ses goûts.

 

- Mais ma plus grande déception fut le peu de participation à la rencontre des jeunes. Le message qu'a fait passé l'OCH « office chrétiens des personnes handicapés » était tellement fort et juste que ça aurait mérité un public beaucoup plus large : il ne s'adressait pas uniquement aux jeunes il aurait fallu trouver un autre titre pour cette rencontre. Néanmoins ça m'a permis de mieux connaître cette association que j'ai pu aller voir assez régulièrement entre deux événements du programme.

 

- Il n'y avait pas assez de chants car au bout de deux jours on les connaissait tous et ça devenait redondant, c'est dommage car ils étaient très festifs et donnaient à ce pèlerinage un air de JMJ.

 

- Beaucoup de personnes ont regretté le peu de messes propres au pèlerinage. Il aurait fallu accentuer dans nôtre carnet de pèlerins de ne pas hésiter d'aller aux multiples messes quotidiennes de lourdes. (il y a 5 ans, le fil conducteur était – à quelque mots prés, de la ville vers le sanctuaire, là ça aurai pu être : redécouvrons le sanctuaire, ou arrêtons…) pour que justement les pèlerins ailles aux messes, à la tente de l'adoration, à la chapelle de la réconciliation, etc… Puisque le programme le permettait.

 

Qu'est-ce qui vous a manqué ?

 

Les kinés : c'est vrai qu'il y a beaucoup de personnel soignant mais je ne crois pas qu'il y ait des kinés. J'ai beaucoup de douleurs musculaires et un quart d'heure de kiné par exemple à l'accueil serait très bien (mais je reconnais que là je pousse loin vers la perfection d'un pèlerinage.)

 

Non, là j'avoue que j'attendais beaucoup de ce pèlerinage, car il y a cinq ans il m'avait apporté beaucoup, les rencontres organisées entre temps en région aussi, car c'est toujours un mélange riche et variés de foi, de partage et de cultures (hélas je n'ai pas pu y aller très souvent). Et bien, ce pèlè était m'a comblé. (A tel point que je me suis pays le luxe de raté mon train, et ça, dans un pèlerinage pour handicapés, c'est vraiment du luxe – ou est simplement la normalité qui surgit, la vie ?).

Il faisais beau, j'avais prévu de revenir seul de la gare à chez moi, donc prendre le prochain train n'étais pas un problème (puis ce n'est que 2h 30 de train). Cela m'a permis de prolongé ce pèlerinage en discutant et regardant l'organisation des ces trains de pèlerins soit malades, soit handicapés ; épuisés tous, mais la mine ravies par ces jours de bonheurs, malgré les heures difficiles qu'ils les séparaient de chez eux. C'est une organisation immense est belle à voir.

 

Vos suggestions.

 

A la place de faire une rencontre des jeunes ne pourrait-on pas imaginer un point de rendez-vous sur toute la durée du pèlerinage où les jeunes pourraient faire connaissance, discuter etc…

 

 

 

Note : j'ai dit à quelqu'un d'entre vous que mon secteur « Aquitaine » aller arrêter de participer. J'aimerais rester en contact avec l'association du pélé-polio.

Peut-être que d'ici 5 ans une autre équipe prendra le relais. Si c'est le cas je veux bien en faire parti car j'en suis capable mais pour l'instant je ne vois pas avec qui. Car l'équipe motrice était sur Pau à 100km de chez moi donc ce n'est pas possible de prendre la relève maintenant.

Nous avons le temps mais si il n'y a rien d'ici 5 ans peut-être est-il possible de se rattacher à une autre région ? Je pense qu'on est 3 ou 4 vouloir faire ça en Aquitaine.

 

Conclusion & réflexion 

 

Evidement un pèlerinage ne ce conclut pas, c'est un parcours, propulser par la Foi et nôtre cÅ“ur vers un lieu d'une richesse difficilement descriptible. Un pèlerinage c'est partir, recevoir et revenir remplis de quelque chose qui nous dépasse un peu. Mais en tant que personnes handicapés n'avons besoin d'aide, d'où l'organisation en « tandem », accompagnateur-accompagné pour reprendre la nomenclature d'autres organisations. Tandem soulignant ici une aide et un partage réciproque : hélas pas toujours facile à créer. J'ai eu de la chance !!!

Je vous ai dit au tout début de ce texte que ce que j'avais la plus apprécier fut la liberté et la confiance qu'il c'était établie entre nous dans ce tandem. Cela ne signifie en rien que nous ayant vécu ce pèle chacun de notre coter. Bien au contraire, nous étions bien content de nous retrouver, surtout au repas, là, on était parfaitement accordé. On n'aurait pas eu ces moments là s'il c'était sentit obligeai de me suivre partout, s'il ne m'avais pas fais confiance, s'il s'était inquiété pour moi (par exemple pour l'heure des repas –non ! c'est pas un bon exemple, je ne raterai jamais un repas), mais pour les couchers : je m'endors très tard et je n'ai pas besoin d'aide, il aurai été donc malsain de ce coucher en même temps ! rester des heures au lit sans dormir c'est dur. Là, il dormait quand je rentré, je faisais tout doucement pour me mettre au lit et on ce retrouver au matin. Et de mon coter j'étais aussi parfaitement allaise pour aller le voir dès que j'avais besoin. On a fait des choses ensembles, celles qui nous intéressés les deux, d'autres séparément, de telles sortes qu'il a pu aider des personnes du groupe qui avait plus besoin que moi… bref le bon sens à fait qu'on puisse s'estimer réellement.

Voilà un accompagnement réussi. J'ai souffert d'être mal accompagné, mais je suis jeune et je n'ai pas fait des dizaines de pèlerinages. Cependant ce point est crucial et si j'ai voulu conclure ce texte sur cette problématique c'est que d'une part, beaucoup de personnes handicapées (en parfaite santé souvent) en soufre. Je les sais par des diverses discussions que j'ai pu avoir lors de ce pèle, mais aussi lors de rencontres auxquelles je participe dans des mouvements ou associations. Ce n'est pas simple inconvénient, après tout, pour quelque jours, on pourrait mettre en veille notre autonomie et se plier à règles fixées, vivre en permanence avec quelqu'un qui est là que pour nous, ça par de bons sentiments. Mais bon, c'est difficilement supportable, et, pleins de personnes handicapés, chrétiennes, ne viennent pas à lourdes à cause de ça…. Des situations d'accompagnements mal vécue peuvent également contribuer à la perte de la foie, matière à réflexions ?

Car on est comme tout le monde, je parle difficilement, j'utilise un fauteuil, mais pourtant le lendemain du pèle, il a bien fallu que j'aile remplir mon frigo !!

C'est banal mais pourtant pas évident, pas de faire comprendre, bien sure, mais de faire prendre conscience aux personnes qui par un élan de grande générosité, nous accompagne, que nous, au-delà de cette différence physique ou atteint par la maladie, avons une vie très semblable.

Des solutions, pas très difficiles à mettre en place, mais qui nécessiterai un grand bouleversement de la place des personnes handicapées et de leur accompagnement dans l'église, existes.

Ce pèle en montre une.

 

Etre chrétien c'est aussi être responsable. De soit ? De la personne que l'on accompagne ? De la personne qui nous accompagne ? Du groupe que l'on accompagne ?

 

Si ces questions vous interpellent, n'hésitez pas à me contacter

bdp