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AU BON VIEUX TEMPS DE L'AN 2000

Les hommes enfin libres de toute contrainte
Trouveront la sagesse de faire du pain
Pour ceux qui ont faim, d’ouvrir leur cœur
A ceux qui ont peur, d’écouter les plaintes,
Et, d’un sourire ou d’une caresse, les guérir.
Sans souci de reconnaissance ni de gain,
Mais, par pure essence de la vie. Sans ces leurres
Fascinants pour lesquels, jadis, les hommes rugirent
Tels des bêtes sauvages. Chacun en frère, embrassera
Celui qui sera diffèrent d’aspect et de pensée.
Ainsi les guerres et les famines, cauchemars
Des temps passés, seront enfin réduits à néant

Mais la nostalgie ne fait qu’endormir les esprits...

L’an 2000, nous y sommes bel et bien !
Mais où sont donc ces navettes sidérales,
Qui, entre Mars et Vénus, devaient souder les liens ?
Ce beau rêve des temps futurs semble loin...
Pourtant nous tous, emportés dans la spirale,
Parcourons ce monde laissé sans soin,
Qui râle, silencieux et meurtri, et cherchons
Notre voix étouffée sous le méandre grognon
De cette société décousue. Arrêtons d’être ces pions
Usés par trop de lamentations, soyons les illustres auteurs
De nos vies ; elles seront grandioses, si sans peur,
Sans crainte, sans réserve, mais avec tout notre cœur,
Nous construisons par nos actes, un monde meilleur.

Car je vous le dis, vous me croirez peut-être,
Le monde qui vient est bien le nôtre, et le plus simple
Des gestes que nous pouvons faire est important.
Cessons enfin de regarder " faire le temps ",
Mais cherchons, oubliant nos contraintes,
Ce qu’il nous est possible de donner à l’humble
Serviteur qui nous accompagne sans paraître :
Un sourire sincère, une reconnaissance simple.
C’est bien ceci, qui peut tout changer.

bdp