entette
D’un week-end des rameaux…………. Au témoignage chrétien
Il m'a fait comprendre ma faiblesse atroce, où, durant mes années d'études, étant beaucoup trop renfermé sur elles (sur moi-même aussi), oubliant, qu'il y avait aussi une vie à côté (on m'a sûrement fortement incité à ça, à l'époque, de n’avoir pu me joindre un aumônerie).
Non ! Pas "une vie", "des vies" serait plus exacts.
J’en ai découvert à 21 ans, 25 ans, celle des boites bordelaises, qui m'ont apporté du bonheur. J’ai découvert la joie de la vie autonome, vu mon handicap (IMC, classique), cela n’avait jamais été considérait réaliste : tout seul dans mon appartement, pensez-vous ?
La voiture ! N’en parlons pas, le seul qui ait cru que je pourrais conduire fut mon moniteur, et en 22 heures le tour fut joué.
J’étais à l'IEM, a Victor-Louis et Bordeaux II : a quelques mètres de La Paillière (l’aumônerie dont je parlais). A l'époque, je cachais ma foi, je m'exprimais peu faut dire.
Parfois le dimanche, avec mon fauteuil électrique j'allais à la "sainte famille" à Talence, avec une ou deux amies. J’y allais en me cachant presque, j'avais moins de facilités pour m'exprimer (imaginez !!!).
Une fois, a la fac, j'ai découvert l'existence de La Palière, dans un tract, j'étais mal dans ma peau à cette époque, trop longtemps séparé de l'église, j'ai voulu y aller.
Des jours, peu importe si on allait me comprendre ou pas, me voila parti, m'échappant d'un cours de chimie bien ennuyeux, bien installé dans mon fauteuil électrique (un bon vieux gros Poriet, qui me sert toujours), à la recherche de La Palière… j'ai pas trouvé. (Sortis des math, je ne valais plus grand chose. Naturellement, puisque je ne faisais que ça !!!)
Les années ont passées sans que je re-tente cette recherche.
Plus tard, j'ai rencontré la Fraternité Catholique Des Malades et Des Handicapés, qui m'a ouvert le cœur et rempli de l'amour divin que si longtemps je ne pus sentir (et bien d’autres choses puisque ce mouvement n’est géré que par des personnes handicapés ou malades ).
Ainsi quelques liens avec La Palière furent liés. La préparation d'une marche Pascale avec Vincent que j'ai connu lors des jmj à Rome ( qui furent pour moi une douloureuse prise de conscience de ma place, et celle du handicapé, dans l'église), un mariage d'un grand ami et d'une grande amie, puis ce week-end des Rameaux...
Quand je veux faire réveiller des chrétiens, surtout ceux me plaignant de mon état (mot fort mal choisi j’en conviens) : " Oh ! Le pauvre", réaction classique,, comme au sortir de la messe de ce dimanche.
Je leur dis !!! (- non, je voudrai leur dire) : "Mais plutôt quelle chance que de n'être né comme tout le monde, que de choses hors du commun ce handicap m'a permit, c'est inimaginable, ma modestie m'empêche dans citer ici tant c’est invraisemblable".
Alors c'est dur, c'est vrai, et de plus en plus, peut-être s'use-t-on plus vite, car une année on court, une année on marche, l'autre on roule. Mais quelle importance, puisque notre mission de chrétien elle, est inébranlable, voyez pour preuve le successeur de Pierre.
Alors, s’il vous plait, vous qui ne nous connaissez pas : « arrêtez de nous dire : pauvre handicapé », soyons riches.
Ouuufff ! Je me suis un peu emballer, je voulais juste remercier tout le monde. C’était un bon week-end, ces week-ends où l’on laisse l’handicap au vestiaire, ça fait du bien et ce n’est ni une image, ni une parabole.

Merci à tous

bdp